• cliquez ici pour imprimer la page
  • cliquez ici pour augmenter la taille du texte
  • cliquez ici pour réduire la taille du texte

CultureEquipement culturel

Le Centre Paul Vaillant Couturier

Le Centre Paul Vaillant Couturier

La ville de Boucau a la chance de posséder une centre culturel remarquable, le Centre Paul Vaillant Couturier. Ce centre s’articule autour d’une salle de spectacle d’une jauge de 760 places, d’une salle de polyvalente pouvant accueillir 300 personnes et d’un bar foyer, lieu de rencontre et d’échanges après les spectacles.

Historique

Le 27 octobre 1935, la salle de cinéma Le Fémina, régulièrement louée par la ville de Boucau pour des réunions essentiellement politiques et syndicales, prenait feu au cours d'une projection cinématographique. Ce sinistre hâta la décision de la municipalité de l'époque qui avait pour projet de se doter d'un vaste complexe regroupant la société de secours mutuel, les associations sportives et culturelles, le dispensaire et la bourse du travail.

Le terrain de l'ancien vélodrome, tombé en désuétude, fut retenu. Le 28 décembre 1935, soit quelques semaines seulement après l'incendie du Fémina, le conseil municipal adoptait le principe du projet en indiquant que sa mise en œuvre aurait aussi "pour effet de lutter contre le chômage qui se fait durement sentir dans la localité". Le coût de l'investissement fut estimé à 1 500 000 francs de l'époque.
Le 10 avril 1937, par décret du Président de la République, le projet de construction était reconnu "d'utilité publique". Le chantier commença en octobre 1937 sous la direction de Monsieur Barbut, architecte de Capbreton. Il fut achevé moins d'un an plus tard.

Le dimanche 2 octobre 1938 était inauguré son premier espace : la salle des fêtes. Maurice Thorez, secrétaire général du Parti Communiste, était annoncé. Il ne viendra pas car l'Histoire en décidé autrement (l'accord de Munich venait d'être signé...).
Le 22 novembre 1938, la salle de spectacle fut, à son tour, ouverte au public.
"...Le bâtiment a une longueur de 40 mètres et une largeur de 20 mètres, non comprises deux galeries latérales. Son armature est pour partie en béton armé, avec remplissage en briquettes, et, pour partie, en charpente métallique. Par un hall aux teintes douces et carrelé de grès rouille et noir, le public accède dans la salle de spectacle. Celle-ci, spacieuse, est desservie par deux escaliers, l'un public, l'autre réservé aux opérateurs. Elle contient 794 places assises et comporte deux balcons dont les loges et sièges sont disposés face à la scène (...) Une fosse d'orchestre est prévue pour recevoir une trentaine de musiciens. le rideau de velours pourpre se détache agréablement sur le fond de la salle. les teintes utilisées pour la décoration très sobre de la salle ont été harmonisées dans une gamme de beige, d'un effet très heureux. L'éclairage et la ventilation sont assurés à l'aide de l'électricité." peut-on lire dans les colonnes du Courrier de Bayonne.

Dès le 16 novembre 1938, la gestion de la salle est confiée à plusieurs exploitants privés successifs, qui y développèrent essentiellement une programmation cinématographique sans exclure l'accueil d'artistes célèbres à l'époque tels qu'André Dassary, Rina Ketty, Francis Lemarque, pour n'en citer que quelques uns, accueillis dans les semaines qui suivirent son inauguration. Baptisée "Apollo" par son premier exploitant Robert Dorfmann, qui deviendra plus tard un célèbre producteur de films (La Grande Vadrouille, le Cercle Rouge...), elle conservera ce nom pendant des décennies.
En 1972, la ville de Boucau reprendra la gestion de l'équipement. Dans la dynamique naissante de la décentralisation culturelle, l'Apollo accueillera régulièrement de nombreux spectacles professionnels au point de devenir avant la réouverture du théâtre de Bayonne en 1985, le lieu privilégié de diffusion des formes contemporaines du spectacle vivant.
Depuis 2004, la Scène Nationale de Bayonne et Sud Aquitaine organise de nombreux  spectacles avec notamment une programmation diversifiée et des artistes célèbres.